Tous pour l’Ukraine: Meeting de solidarité mardi à Paris, en présence de Valérie Pécresse et d’Anne Hidalgo

Le philosophe Bernard-Henri Lévy tient mardi 1er mars à 17h « un meeting de solidarité » au Théâtre Antoine à Paris, en soutien au peuple ukrainien et à son président, Volodymyr Zelensky. Côté responsables politiques, François Hollande, Anne Hidalgo, Valérie Pécresse et Christophe Castaner sont attendus.

Article complet à lire dans le JDD.

Europa First

« America First ». Obama le pensait, Trump le criait, Biden le fait. Le message est clair : les alliés passeront derrière les intérêts américains. Washington se replie de ses engagements militaires extérieurs pour mieux se concentrer sur sa rivalité avec Pékin. 

Article complet à lire dans Les Echos.

How coronavirus is reshaping Europe in dangerous ways

Nous ne sommes qu’au début du chapitre qu’ouvre le COVID-19. Pourtant, il est déjà possible de distinguer six tendances susceptibles de restructurer l’Europe – de la remise en question des politiques écologiques au renforcement des contrôles aux frontières, en passant par des tensions Nord-Sud et Est-Ouest ravivées. La suite à lire sur The Guardian.

Angela Merkel et la solidarité européenne: «La somnambule»

Dans Les Somnambules, l’historien australien Christopher Clark montrait les implacables enchaînements qui avaient déclenché la Première Guerre mondiale. Vivons-nous une crise de somnambulisme économique qui pourrait être fatale à l’Union européenne ?

Une tribune de Bernard Spitz à retrouver dans son intégralité sur le site de l’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/economie/angela-merkel-solidarite-europeenne-somnambule-tribune-bernard-spitz-215307

VIVE LES SARDINES !

Vive les sardines ! 

Il s’est passé un événement exceptionnel samedi dernier : plus de 100 000 personnes rassemblées dans la rue pour protester !

Ce n’était pas à Paris mais à Rome. Et elles ne protestaient pas pour réclamer, elles protestaient pour défendre l’intérêt général. L’ennemi désigné n’était pas seulement la Ligue et ses alliés d’extrême droite, elles se dressaient contre la mauvaise foi, les fake news, la démagogie, la pratique systématique de l’invective et de l’insulte dans le débat politique. Et elles ont choisi pour emblème les sardines

Pour qui roulent-elles ? Pour personne. Leurs mots d’ordre sont : respect, règle de droit, bienveillance, reconnaissance de la complexité du politique, compétence dans la gestion des affaires.

Nées spontanément de l’initiative de quelques jeunes, soutenues par une avocate engagée dans les mouvements contre les discriminations, elles ont réuni en quelques jours sur les réseaux sociaux des milliers de supporters au point d’humilier à Bologne le meeting de la Ligue qui se tenait au même moment. À Rome samedi, sur une place immense, la démonstration fut encore plus éclatante.

Le choix de la sardine est un symbole d’humilité. De petits poissons qui circulent en nombre et se serrent les uns contre les autres. Leurs meetings se terminent par une chanson connue de tous : ciao bella ciao, une sorte de chant des partisans sur un rythme enlevé qui se termine par l’éloge de la liberté

Les sardines offrent à la société civile l’occasion de s’engager pour des valeurs positives et pour l’intérêt général. C’est la raison pour laquelle nous les avons rencontrées à Rome cette semaine, que nous soutenons leur initiative et espérons les aider à l’élargir au delà des frontières italiennes, pour diffuser leur message positif d’universalité.

Les Gracques



Italie et France au service d’une Europe ambitieuse

La fondation Astrid et les Gracques ouvrent une réflexion sur le rôle que peuvent jouer l’Italie et la France dans le projet européen. 

A l’occasion d’un premier séminaire dédié, les think tanks ont invité des personnalités françaises et italiennes pour en débattre. 

Parmi elles : Christophe Castaner, Agnès Pannier Runacher , Stéphane Séjourné , Pierre Person, Paolo Gentiloni, PierCarlo Padoan, Linda Lanzillotta,  Piero Fassino…. 

Franco Bassanini et Bernard Spitz dirigeaient les débats. Cette réflexion est amenée à se poursuivre en France et en Italie. 

Bernard Spitz, Franco Bassanini, Christophe Castaner, Paolo Gentiloni et Stéphane Séjourné, le 26 octobre 2019
Bernard Spitz, Franco Bassanini et Agnès Pannier-Runacher le 26 octobre 2019

Refonder l’Europe sociale

Le constat est simple : les citoyens européens considèrent les inégalités comme un problème d’une urgence pressante et se montrent plutôt pessimistes quant à sa résolution dans les années à venir. Ce pessimisme peut se comprendre, tant les discours sur l’Europe sociale se limitent souvent à des grands principes généraux. Certes, les défis auxquels fait face l’Union européenne sont de plusieurs ordres. Cela étant, les questions sociales revêtent une importance particulière car elles alimentent les forces centrifuges et la défiance envers le projet européen. 

Pour autant, la volonté de donner à l’Europe un « triple A social » affichée par Juncker en début de mandature n’est pas restée lettre morte. Des avancées doivent être notées et les évolutions peuvent se faire à droit constant, en repensant l’usage des outils dont les gouvernements disposent.  

Dans cette note sur l’Europe de la solidarité, France Stratégie formule ainsi des propositions opérationnelles, concrètes et conformes au principe de subsidiarité, afin de faire coïncider les aspirations des citoyens européens avec l’action communautaire. 

En 2017 au sommet de Göteborg, les Etats membres se sont engagés en faveur d’un socle européens de droits sociaux. Est-ce purement symbolique ? 

Les 28 ont en effet approuvé à l’unanimité le socle européen des droits fondamentaux, ce qui est une avancée très importante. Il s’agit maintenant pour eux de mettre leurs actes en accord avec leurs engagements. Sans porter atteinte aux nécessaires marges de manœuvre dont doivent disposer les Etats, il est possible de conférer une vraie force à ces droits. En début de mandature, les gouvernements devraient élaborer une stratégie de progrès social qui serait ensuite soumise à l’appréciation des autres Etats membres. La définition d’une telle stratégie conditionnerait l’accès à tout ou partie des fonds européens de cohésion. Au même titre que les Etats ont à présenter une stratégie budgétaire, il semble réaliste de leur demander un effort similaire en matière sociale.

Comment minimiser les coûts sociaux de l’intégration économique européenne et que faire des perdants des politiques mises en œuvre  ? 

L’amélioration des conditions de vie vient essentiellement du progrès technique et de l’innovation, mais toute transformation crée inévitablement des perdants. Depuis longtemps, les économistes répondent à ce problème en disant qu’il ne faut pas freiner le progrès et qu’il suffit de compenser les perdants. 

Mais plus qu’une compensation toujours difficile à mettre en œuvre et à financer, il s’agit d’accompagner véritablement ceux qui les subissent afin qu’ils puissent saisir les opportunités de rebond. C’est un impératif d’équité comme un impératif d’efficacité collective, sans quoi la société ne pourra faire les mutations nécessaires pour affronter les défis globaux. La transition écologique illustre bien cette tension : la fermeture d’une centrale à charbon se solde mécaniquement par une suppression d’emplois. Si on ne peut renoncer à une politique en faveur du découplage écologique, on ne peut non plus la mettre en œuvre sans accompagner les citoyens qui en pâtissent. Des fonds existent pour cela. Reste encore à les rendre plus agiles : plus facilement mobilisables en cas de crise, mais aussi en amont quand les mutations sont prévisibles – dans le cas de la fermeture d’une usine liée à la baisse de la production de moteurs diesel par exemple. Le recours à des mécanismes de marché viendrait compléter la mobilisation de ces ressources publiques. Le fonds Spinelli, en accordant des prêts contingents pour financer les besoins en formations des citoyens, favoriserait ainsi l’investissement dans les compétences, sans faire peser de contrainte budgétaire supplémentaire sur les Etats membres. 

Quelle est la place des jeunes dans l’Europe sociale ? 

Elle est essentielle. L’un des leviers de lutte contre les inégalités socio-culturelles pourrait être l’échange interculturel, un échange qui ne laisserait pas de côté des jeunes les plus défavorisés. Il existe aujourd’hui encore des obstacles énormes à la mobilité des jeunes, or il faudrait que cette mobilité devienne naturelle, que les jeunes puissent concevoir leurs parcours académiques puis professionnels comme des parcours européens. Pour cela, il est possible de repenser le projet Erasmus : un séjour dans un pays tiers de l’Union deviendrait nécessaire à  la validation d’un diplôme de l’enseignement supérieur sanctionnant plus de trois ans d’études. La mobilité ne doit pas être réservée aux jeunes qui en ont les moyens financiers. Un système d’échanges croisés serait ainsi mis en place, les logements étant échangés le temps du séjour. Des subventions seraient accordés aux jeunes dans des situations précaires, afin qu’ils ne soient pas pénalisés par ce système.

Ce principe de l’échange européen pourrait être étendu aux jeunes de 15 à 17 ans, en filière générale et professionnelle. Le séjour durerait alors le temps d’un trimestre, avec un accueil dans la famille du correspondant. 

Naturellement, on peut anticiper les réactions méfiantes que susciterait la mise en place d’un tel projet : quid de la barrière de la langue ? Ne serait-ce pas trop en demander à un élève en plus de son travail pour le bac ? Comment surmonter les barrières psychologiques ? Il y a des réponses à toutes ces objections légitimes mais il ne faut pas sous-estimer non plus les ressources dont disposent les jeunes.  La plupart du temps, les facultés d’adaptation dont ils font preuve sont formidables et ne cessent de nous surprendre. Misons sur eux pour donner vie à l’Europe de la solidarité. 

Retrouvez l’intégralité de la note et des propositions : https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-na75-2019-europe-sociale-3avril.pdf


Sommet des réformistes européens du 17 novembre 2018

Sommet des réformistes européens

Samedi 17 novembre 2018 (14h – 18h)

Grand Amphithéâtre de la Sorbonne
47 rue des écoles 75005 Paris

À quelques mois des élections européennes, face à la montée du populisme, pour dépasser nos divisions et défendre un projet progressiste pour l’Europe venez débattre avec nous du futur de l’Union européenne.

Après un état des lieux de l’opinion européenne et une estimation des possibles résultats du scrutin de mai 2019, deux tables-rondes se succéderont :

  • L’Europe face aux populismes
  • L’Europe : s’unir dans la diversité

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INFORMATIONS PRATIQUES :
Métro 4 : Saint-Michel
Métro 10 : Cluny-La Sorbonne
RER B : Luxembourg
Bus 63, 86, 87 : Cluny

Nous vous prions de bien vouloir arriver 45 minutes en avance pour effectuer les contrôles de sécurité.

 

L’Europe et les Nouvelles routes de la soie

Cet article est le fruit d’une collaboration entre les Jeunes Gracques et le Groupe d’Etudes Géopolitiques (https://legrandcontinent.eu).

murailles de chine

Les Nouvelles routes de la soie, symboles de l’essor chinois

Paul Valéry a su, en son temps troublé, décrire l’idée qu’un Occidental pouvait se faire de la Chine : un pays immense et impuissant, inventif mais stationnaire, sans envergure ni ambitions. Voici d’ailleurs ce qu’il écrit dans ses Regards sur le monde actuel : « Rien, par exemple, ne nous est plus malaisé à concevoir, que la limitation dans les volontés de l’esprit et que la modération dans l’usage de la puissance matérielle. Comment peut-on inventer la boussole, — se demande l’Européen — sans pousser la curiosité et continuer son attention jusqu’à la science du magnétisme ; et comment, l’ayant inventée, peut-on ne pas songer à conduire au loin une flotte qui aille reconnaître et maîtriser les contrées au delà des mers ? — Les mêmes qui inventent la poudre, ne s’avancent pas dans la chimie et ne se font point de canons : ils la dissipent en artifice et en vains amusements de la nuit. » Lire la suite