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Edito J-5 – Les Gracques avec Emmanuel Macron

Alors que commence la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, de très nombreux électeurs n’ont pas encore arrêté leur choix, ni même décidé s’ils iront voter ou non, et quatre candidats peuvent encore espérer figurer au second tour. C’est une situation sans précédent.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon expriment la colère que ressentent de nombreux Français. Des Français qui ont le sentiment d’être dans une situation sans issue et sans espoir pour eux, et pour leurs enfants. Qui se sentent menacés dans leur identité et leur mode de vie par la mondialisation, les migrants, les nouvelles puissances économiques, les mutations technologiques. Abandonnés par l’Etat. Ils savent qu’appliquer les programmes de ces candidats ne résoudrait rien. Mais ils veulent sanctionner les sortants.

Et pourtant : quoi de plus traditionnel, au fond, que les postures de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ? Promettre ce qu’on sait ne pouvoir tenir sauf à faire le malheur de ceux-là mêmes dont on cherche les voix, ouvriers, employés, retraités… La colère est mauvaise conseillère. Après, il faut vivre cinq ans avec celle ou celui qu’on a élu. La vraie rupture avec la politique traditionnelle, c’est de promettre ce que l’on peut tenir. C’est ce que fait Emmanuel Macron. Il trace une voie où l’école donne à chacun sa chance, où chacun peut reprendre le contrôle de son existence, et où des services publics modernisés protègent ceux qui ont le plus besoin de protection.

François Fillon peine à rassembler son camp : rien d’étonnant à cela. Son image personnelle est atteinte. Surtout, son programme ne peut convaincre. Libéralisme économique sans frein ni contre-pouvoir, réduction mécanique des services publics, conservatisme social d’un autre temps : le vainqueur de la primaire s’est éloigné des valeurs qui inspiraient une large part de la droite classique et modérée.

Des centristes peuvent encore hésiter : un seul programme porte pourtant les valeurs qui sont les leurs, sur le respect de chacun, sur la manière de se conduire et la morale en politique, et veut une Europe qui permette à la France de rayonner dans le monde et de donner son plein potentiel.

Le Parti socialiste s’est choisi un frondeur pour candidat. Loin de chercher à rassembler, il s’est tourné vers la gauche radicale, qui l’a éconduit. Vers qui se tourner lorsqu’on a participé de la culture de gouvernement qui a été celle du Parti socialiste d’Epinay, du parti de Lionel Jospin et Michel Rocard, si ce n’est vers Emmanuel Macron ?

Dimanche soir prochain, il sera trop tard. Pour tous ceux qui croient que la France peut faire beaucoup mieux, et être plus juste, qu’elle peut retrouver confiance en elle-même, qu’elle peut protéger et défendre les plus démunis et donner à chacun les meilleures chances de réussir, avec un programme de transformation profonde et réaliste, il est possible d’exprimer leur choix en votant pour Emmanuel Macron. C’est ce que nous ferons.

Les Gracques